Actualités

  • Déconfinement : la France rouvre les frontières avec ses voisins, la situation pays par pays

    Fermées à cause de la crise du coronavirus, les frontières entre la France et ses voisins rouvrent progressivement. Le 15 juin est une date clé mais pas unique : France Bleu fait le point.

    0603381201114 web tete

     

    La pandémie de coronavirus a conduit les pays européens au mois de mars à renforcer les contrôles voire à fermer leurs propres frontières pour tenter de limiter les risques. Avec la levée du confinement, les restrictions se lèvent, en ordre dispersé, même si le 15 juin est une date pivot pour les trois quarts des Etats membres de l'Union européenne. La fin des contraintes est attendue par ceux qui veulent voyager en Europe, mais aussi par les millions de Français qui vivent en zone frontalière. 

    La Commission européenne, à Bruxelles, a préconisé jeudi la levée de toutes les restrictions de voyage au sein de l'Union européenne et de l'espace Schengen (26 pays dont la Suissedès le 15 juin, et la réouverture des frontières extérieures de l'UE dès le 1er juillet aux voyageurs des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Monténégro, Macédoine du Nord, Serbie). La France ouvre ce lundi ses frontières avec ses voisins européens, sauf l'Espagne (voir plus loin dans cet article).

    L'Allemagne s'aligne sur la France

    La réouverture de la frontière franco-allemande ne se fera finalement pas à deux vitesses. Au départ, l'Allemagne devait lever ses barrières dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juin, alors que la France comptait le faire la nuit précédente. Finalement, Berlin a décidé d'ouvrir sa frontière le 15 à minuit, comme Paris. Cette cacophonie agaçait les politiques alsaciens qui regrettaient le manque de concertation entre les deux pays. 

    Fermée unilatéralement par l'Allemagne, le 16 mars, la frontière s'est progressivement déverrouillée, pour les travailleurs frontaliers et les familles. Mais pour des milliers d'Alsaciens et de Mosellans, il n'était toujours pas possible d'aller faire du shopping outre-Rhin ou se distraire, comme à Europa Park. Conséquence inattendue de cette fermeture des frontières : la hausse des achats de cigarettes en zone frontalière en France, le temps du confinement.

    La Suisse rouvre sans restriction le 15 juin

    La Suisse a attaqué son déconfinement le 27 avril, mais les frontières restaient fermées, sauf dérogation pour les travailleurs frontaliers, notamment, en Alsace, Franche-Comté ou encore Haute-Savoie. Et encore, tous les points de passage n'étant pas ouverts, les sept postes frontières disponibles sur 19 en Franche-Comté, par exemple, donnaient lieu à des embouteillages monstres. Cette fois, le 15 juin, la Suisse lève les restrictions liées à la crise sanitaire, avec la France et tous les pays de l'Union européenne.

    Le Luxembourg dépiste les travailleurs frontaliers

    Le Luxembourg a également restreint l'accès à son petit territoire et fortement incité ses 200.000 travailleurs frontaliers au télétravail. Le Grand Duché espère la réouverture la plus large possible le 15 juin. Son Premier ministre, Xavier Bettel est un grand défenseur de la libre circulation.

    Plus de 100.000 Français travaillent au Luxembourg. Ils sont concernés par un vaste plan de dépistage engagé le 3 juin par les autorités. Le Grand Duché veut dépister un million de personnes d'ici fin juillet.

    L'Italie a pris de l'avance

    L'Italie a rouvert tout grand ses frontières le 3 juin, poussée notamment par la nécessité de relancer le tourisme. Cette initiative a été diversement appréciée dans l'Union européenne, la Belgique condamnant par exemple "une forme de concurrence touristique". Par ailleurs, comme l'explique France Bleu Azur, la réciproque n'était pas vraie : avant le 15 juin, les Italiens ne peuvent pas séjourner en France sans un motif valable, impérieux ou professionnel.

    La Belgique : 15 juin

    La Belgique va rouvrir la frontière avec ses voisins le 15 juin. Une mesure très attendue par les commerçants des zones frontalières françaises. Dans la "pointe ardennaise", 70% de la clientèle des commerçants français est belge. Lundi 15 juin, le bourgmestre de Florenville, dans la Belgique frontalière des Ardennes organise une fête de réouverture de la frontière dans un café, une fête avec toutes les précautions sanitaires contre le coronavirus.

    L'Espagne à la traîne, mais pas pour tout le monde

    Le gouvernement espagnol a fixé au 1er juillet la date de la réouverture de ses frontières, de la reprise du tourisme international et de la fin de la quarantaine imposée à tout entrant depuis le 15 mai. En conséquence, la France a annoncé que les mesures prises à la frontière espagnole resteraient en place jusqu'au 21 juin -date de la fin de l'état d'alerte en Espagne-, appliquant ainsi le principe de réciprocité.

    L'Espagne se démarque doublement car, malgré le prolongement des restrictions à ses frontières, elle lance le 15 juin un projet pilote à destination des touristes de certaines nationalités. Des Allemands, des Français et des Scandinaves seront autorisés à se rendre aux Baléares, dans le cadre d'un accord avec les autorités locales et un tour-opérateur.

    L'Andorre depuis le 1er juin

    La Principauté d'Andorre a rouvert sa frontière le 1er juin, ce qui a occasionné d'impressionnants embouteillages. Les clients français se sont rués. Selon les autorités andorranes, 13.000 Français se venus faire des courses entre le 1er et le 2 juin.

    Et ailleurs en Europe ?

    Pour la Grèce, ce lundi, c'est le lancement de la saison touristique avec la réouverture des aéroports d'Athènes et Thessalonique aux vols internationaux. Le pays rouvre ses frontières à la majorité des touristes du continent européen, mais aussi de plusieurs coins du globe (Australie, Japon, Corée du Sud, Chine, Israël, Liban), à l'exception notable du continent américain, dont les vols pourraient être rétablis après le 1er juillet. 

    La Grande-Bretagne n'a jamais fermé ses frontières et n'aura donc pas à les rouvrir formellement le 15 juin. En revanche, elle impose depuis le 8 juin une quarantaine de 14 jours à tous les voyageurs arrivant de l'étranger, y compris les Britanniques, pour éviter l'importation de nouveaux cas. 

    Certains pays européens ne sont pas pressés d'ouvrir grand leurs frontières. C'est le cas du Danemark, qui a prévu de ne rouvrir le 15 juin qu'aux Allemands, Norvégiens et Islandais et repoussé à la fin de l'été l'accès à son territoire de l'ensemble des ressortissants de l'UE et de ceux du Royaume-Uni. Le Portugal, comme l'Espagne, a évoqué un assouplissement pour le 1er juillet.

    La Commission européenne admet que certains Etats "aient besoin d'une semaine ou deux" de plus, mais le plus important aux yeux de Bruxelles serait que les frontières au sein de l'espace Schengen soient rouvertes, avant de commencer à le faire avec les frontières extérieures. Pour celles-ci, la commissaire Ylva Johansson a souligné jeudi qu'il n'était"pas encore possible" de procéder à une "levée générale" de l'interdiction des voyages non-essentiels vers l'UE, en vigueur depuis le 17 mars. 

    Elle plaide pour un assouplissement partiel et progressif, après le 30 juin, avec les pays qui ont une situation sanitaire "similaire ou meilleure" que celle de l'UE. Pour les autres, les Etats membres doivent débattre sur une liste de pays autorisés, en fonction de leur situation sanitaire, des mesures qui y sont prises pour faire face à la pandémie et d'un principe de réciprocité.

     

  • Jura - Frontière suisse : dès lundi 15 juin, plus besoin de présenter vos papiers à la douane

    C’est bien ce lundi 15 juin que la frontière entre la France et la Suisse va rouvrir. Ainsi, tous les postes de douane seront rouverts (les barrières installées par les Suisses doivent être démontées pour que ce soit opérationnel dès lundi 15 juin au matin). Et tout le monde pourra passer cette frontière sans justificatif particulier.

    Depuis la mi-mars , seuls les Français ayant un permis de travail suisse pouvaient la franchir et les Suisses ne pouvaient plus venir faire leurs courses ou une randonnée côté France. Dès lundi donc, les travailleurs frontaliers n’auront plus à présenter leurs papiers et la circulation devrait être d’autant plus fluide aux postes frontières.

    A la Cure, là où un couloir particulier avait été mis en place pour laisser passer les personnels soignants la circulation va revenir à la normale. Ce lundi 15 juin sonnera donc la fin de trois mois d’une fermeture des frontières qui restera gravée dans l’histoire.

     

  • Coronavirus : travailleurs frontaliers, voici la liste des douanes encore ouvertes pour se rendre en Suisse

    Ce lundi soir, la préfecture de le Haute-Savoie a actualisé la liste des douanes restant ouvertes pour les travailleurs frontaliers.

    B9723029580z 1 20200324163037 000 gmcfpe6fk 2 0

    Ce lundi soir, la préfecture de la Haute-Savoie a annoncé la fermeture de quatre nouveaux postes de douane entre la France et la Suisse (Soral 1 (Crâche), Croix de Rozon, Fossard et Moniaz). Pour accéder au territoire suisse depuis le département haut-savoyards, les travailleurs frontaliers (les seuls à pouvoir passer la frontière) devront emprunter l'un des postes suivants :

    • Perly
    • Saint Julien Bardonnex
    • Veyrier (Pas de l'Echelle)
    • Thonex-Vallard
    • Moëllesulaz
    • Mon Idée
    • Anières(Veigy)
    • Saint-Gingolph

    860 carte douanes 2203

     

    De nouvelles fermetures également dans l'Ain 

    Dans l'Ain, seules les douanes de Divonne, Prévessin-Moëns/Meyrin et Ferney-Voltaire (aéroport) restent ouvertes. Des contrôles seront mis en place "pour vérifier la bonne application de la réglementation" précisent les autorités de l'Ain et de la Haute-Savoie.

     

     

  • Coronavirus : à la frontière, il faut prendre son mal en patience

    Depuis le retour du contrôle aux frontières suisses encore ouvertes, l’entrée en territoire helvète est devenue bien plus chronophage et compliquée pour les frontaliers, qui restent cependant compréhensifs face à une situation exceptionnelle.

    B9723029580z 1 20200324163037 000 gmcfpe6fk 2 0

     

    La patience est une vertu qu’il vaut mieux avoir lorsque l’on est frontalier. Habitués des bouchons au quotidien, ceux qui travaillent en Suisse doivent désormais montrer patte blanche à la frontière, et c’est souvent chronophage.

    « Une heure pour faire la ligne droite »

    Depuis que le coronavirus sévit en Europe, les pays du vieux continent prennent, un à un, des mesures drastiques pour tenter de contrer la pandémie. De son côté, la Suisse a, entre autres, décidé de fermer la plupart de ses frontières et de rétablir le contrôle à celles qui ne le sont pas. Pour entrer en territoire helvète, il faut dorénavant pouvoir prouver que l’on y travaille. « Cela crée de sacrés bouchons selon l’heure de la journée. Je mets parfois plus d’une heure à faire la ligne droite entre Veigy et Anières », souffle Eric, un frontalier qui ne peut pas travailler de chez lui. Florianne, est plus compréhensive : « Cela embête tout le monde. Nous, mais les douaniers aussi. Personne n’est content de cette situation, mais il faut faire avec, pour le bien de tous. Je ne sais pas combien de temps je vais mettre pour traverser la frontière, donc je pars une heure plus tôt, pour être sûre. »

     

    Papiers obligatoires

    Il est difficile de prévoir le temps qu’il faudra pour passer du côté suisse. Évidemment, de nombreuses entreprises ont recours au télétravail. Les Nations Unies ont ainsi demandé à tous leurs employés, ou presque, de travailler de chez eux. Il y a donc beaucoup moins de monde qui cherche à rejoindre Genève chaque jour. Mais dans le même temps, pour faciliter les contrôles, de nombreux postes de douane secondaires ont été fermés, déviant le trafic sur les axes principaux. « C’est un joyeux bordel » résume ce quinquagénaire, frontalier depuis plus de 20 ans. D’autres comme Simon, la vingtaine n’ont pas eu de chance : « J’ai commencé à travailler en Suisse la veille de la mise en place des contrôles. Mon employeur n’a pas eu le temps de me fournir de justificatif, du coup, le lendemain j’ai fait plus d’une heure de queue pour finalement me faire refuser l’entrée en Suisse. » Car sans permis de travail ou sans attestation de l’employeur, impossible de s’approcher de Genève. « Et pour revenir en France, il faut pouvoir prouver que l’on y réside », glisse Eric.

     

    Voie prioritaire

    Sur toutes les douanes où cela est possible, une voie prioritaire a été mise en place pour le personnel soignant. A Asnières, elle se situe sur la droite de la route : « J’ai jamais été aussi heureuse de voir des gens me passer devant dans un bouchon. Si cela peut leur faire gagner ne serait-ce qu’une minute, c’est parfait », affirme Florianne.

    En Suisse, pas de «politique spectacle»

    De l’autre côté de la frontière, devenue si dure à traverser, la pandémie de coronavirus fait également peur. Pourtant, le Conseil fédéral a annoncé encore récemment qu’il n’y aurait pas de confinement général de la population helvétique. « Ce que nous faisons dans le pays aujourd’hui est très proche de ce que font les pays autour de nous. Mais la différence, c’est que nous ne faisons pas de politique spectacle », a expliqué le ministre de l’intérieur suisse, Alain Berset, avant de glisser un tacle à peine dissimulé à la France : « On voit que dans d’autres pays, l’adhésion à ce genre de mesures extrêmement fortes n’est pas bonne et qu’elle ne permet pas forcément de freiner la propagation du virus. Penser qu’on peut tout décider d’en haut et que tout le monde est d’accord ne fonctionne pas.  » La Suisse n’en reste pas moins attentive à l’évolution du virus sur son territoire. Plus de 8 000 cas et 70 décès ont été enregistrés depuis le début de cette crise sanitaire dans le pays. Les rassemblements de plus de 5 personnes ont été interdits et certaines lignes de train ont été supprimées ou fortement réduites. Malgré le refus de prononcer un confinement général, le Conseil fédéral suisse a fortement incité la population à rester chez elle, notamment les personnes fragiles. Des milliers de Suisses sont ainsi passés au télétravail. Même si cela n’en a pas le nom, ça ressemble quand même fortement à un confinement général basé sur la responsabilité individuelle.

     

    Source: lemessage.fr

     

     

  • Maladie COVID-19, symptômes et traitement, origine du nouveau coronavirus

    Quels sont les symptômes du COVID-19 ? Comment la maladie évolue-t-elle ? Peut-on la traiter ? Et où le nouveau coronavirus est-il d’abord apparu ? Vous l’apprendrez ci-dessous.

    Symptômes de l'infection

    Les symptômes, très variables, ne sont pas spécifiques. Il peut s'agir de :

    • toux (toux sèche irritante)
    • maux de gorge
    • insuffisance respiratoire
    • fièvre, sensation de fièvre
    • douleurs musculaires

    Plus rarement :

    • maux de tête
    • symptômes gastro-intestinaux
    • conjonctivite
    • rhume

    Ces symptômes peuvent être de gravité variable. Des complications de type pneumonie sont également possibles.

    Lorsqu’un de ces symptômes apparaît, vous devez rester au moins 10 jours à la maison en respectant les consignes sur l'auto-isolement. Durant cette période, évitez tout contact avec d’autres personnes. Après votre rétablissement complet, restez encore 48 heures chez vous.

    Évolution de la maladie

    Les cas de maladies liés au nouveau coronavirus peuvent évoluer très différemment. Par exemple, certaines personnes n’ont que de légers symptômes et remarquent à peine qu’elles sont malades. D’autres ont besoin de soins intensifs à l’hôpital.

    Si vous avez de la fièvre et de la toux

    En cas de symptômes de la maladie, il est important de rester à la maison afin de n’infecter personne.

     

    Si les symptômes sont faibles, vous pouvez vous soigner vous-même

     

    Si vous présentez un risque accru de tomber gravement malade ou que vos symptômes s’aggravent : Appelez votre médecin. Il décidera alors si des examens médicaux sont nécessaires ou s’il suffit que vous restiez à la maison et vous soigniez vous-même.

     

    La maladie peut-elle être traitée ?

    À ce jour, il n’existe aucun traitement contre les infections dues aux coronavirus. Les possibilités thérapeutiques se limitent à traiter les symptômes. Les malades sont isolés pour protéger les autres personnes. En cas d’infection grave, des soins médicaux intensifs et, dans certaines circonstances, une assistance respiratoire artificielle sont nécessaires.

    La maladie causée par le nouveau coronavirus ne peut pas être traitée avec des antibiotiques. En effet, ces derniers n’agissent pas contre les virus, mais seulement contre les bactéries.

    La maladie COVID-19

    Le 11 février 2020, l’OMS a renommé « COVID-19 » la maladie provoquée par le nouveau coronavirus. Il s’agit de la version abrégée de « coronavirus disease 2019 » ou maladie à coronavirus 2019 en français.

    Origine du nouveau coronavirus

    Un marché aux poissons de Wuhan, région au centre de la Chine est probablement à l'origine de l’épidémie. On y vendait aussi des chauves-souris, des serpents et d’autres animaux sauvages. Le virus est passé de l’animal à l’être humain. Ensuite, le virus a été transmis de personne à personne. Entre-temps, les autorités chinoises ont fermé le marché.

     

     

     

  • COVID-19: Recommandation de l'office fédéral de la santé publique OFSP

    Nouveau coronavirus

    La Suisse se trouve dans une situation extraordinaire. Le nombre de malades augmente rapidement. L’ensemble de la population est concerné et tout le monde doit adopter un comportement responsable : restez chez vous. C'est seulement en agissant tous ensemble que nous parviendrons à limiter le nombre de personnes gravement malades et une surcharge de notre système de santé.

    Le Conseil fédéral demande à tous d’adopter un comportement responsable : restez chez vous. Il a encore renforcé ses mesures. Les regroupements de plus de 5 personnes dans l’espace public sont interdits. Les personnes formant un groupe d'au plus 5 personnes doivent garder une distance de 2 mètres. Les personnes ne respectant pas cette mesure seront passibles d’amendes. Les mesures déjà en vigueur restent valides. Elles visent à freiner au maximum la propagation du virus. Vous trouverez sous cette rubrique des informations pour la population, les personnes vulnérables, les milieux professionnels et les professionnels de la santé.

     

    Lire la suite sur bag.admin.ch

  • Coronavirus : accord sur l'imposition des frontaliers entre la France et quatre pays voisins

    La France a passé un accord avec l'Allemagne, la Belgique, la Suisse et le Luxembourg pour que le maintien à domicile des travailleurs frontaliers n'entraîne pas de conséquence sur leur régime d'imposition, ont annoncé aujourd'hui Bercy et le secrétariat d'État aux Affaires européennes.

     

    Dans le contexte de l'épidémie de Covid-19 et compte tenu des consignes des autorités, la France s'est accordée avec la Belgique et la Suisse pour que "jusqu'à nouvel ordre, les jours pendants lesquels les travailleurs frontaliers sont amenés à demeurer chez eux" n'aient "pas d'incidence sur (le) régime spécifique d'imposition dont bénéficient les travailleurs frontaliers", selon un communiqué commun des ministères de l'Économie, des Comptes publics et du secrétariat d'Etat aux Affaires européennes.

    Avec l'Allemagne, un accord amiable de 2006 permet déjà de couvrir cette situation, selon le communiqué.

    Enfin, avec le Luxembourg, une convention fiscale permet aux frontaliers français de travailler depuis la France au profit d'un employeur luxembourgeois, jusqu'à 29 jours sans que la rémunération ne soit imposée en France. Dans le contexte du maintien à domicile d'un travailleur en raison du Covid-19, cette règle des 29 jours ne sera pas appliquée. 

     

    Source: laprovence.com

  • COVID-19 Et Frontaliers Suisse

    Vous êtes de plus en plus nombreux à poser des questions liées au Coronavirus, notamment les possibilités de télétravail ou la question de mise en quarantaine par votre employeur.

    Ci-dessous quelques reponses dont nous disposons à l'heure actuelle, elles seront mise à jour en fonction de l'actualité.

    Contrôle aux frontières

    Dans le cadre de la lutte contre le COVID-19, la Suisse a retablie des contrôles à ses frontières avec L'europe (France, Allemagne, Autriche, etc).

    En l'attente d'un formulaire spécifique, nous recommandons aux frontaliers devant travailler de se munir d'une preuve de leur statut de travailleur (fiche de salaire, badge, attestation de l'employeur) afin de pouvoir passer d'éventuels contrôles aux frontières.

    Il est notamment précisé dans l'Ordonnance 2 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (COVID-19) que : 

    1 - L’autorité compétente en matière de contrôle à la frontière refuse l’entrée en Suisse de toute personne en provenance d’un pays à risque ou d’une région à risque et ne remplissant pas une des conditions suivantes:

    1. être de nationalité suisse; 
    2. être au bénéfice d’un document de voyage et d’un titre de séjour, notamment un permis de séjour suisse, un permis de frontalier, un visa délivré par la Suisse ou une assurance d’autorisation de séjour;
    3. avoir un motif professionnel d’entrée en Suisse et posséder un certificat d’enregistrement;
    4. effectuer un transport de marchandises à titre commercial et posséder un bulletin de livraison;
    5. être en transit en Suisse avec l’intention de se rendre directement dans un autre pays; f. être dans une situation d’absolue nécessité.

     

    2 -  Les personnes concernées doivent pouvoir montrer de manière crédible qu’elles remplissent une des conditions précitées. L’évaluation de la nécessité relève de l’appréciation de l’autorité responsable du contrôle aux frontières 

     

    En cas de contamination au COVID-19, que se passe-t-il?

    La fourniture d’un certificat médical attestant d’une incapacité de travail permet la prise en charge de votre arrêt maladie. Ainsi, dans le cadre du coronavirus, un certificat médical fourni par un médecin français ou étranger permettra de bénéficier de la législation en matière d’arrêt maladie.

    Si un employé tombe malade, l’entreprise est tenue de continuer à lui verser son salaire pendant un certain temps qui est fonction de l'ancienneté du salarié. Si l’entreprise dispose d’une assurance collective d’indemnités journalières en cas de maladie (ACIJ), celle-ci prend effet après le délai d’attente convenu. Cela signifie que l'employé peut percevoir une indemnisation de son arrêt maladie même après le délai légal de prise en charge par l'employeur. Si l’employeur ne dispose pas d’une assurance collective d’indemnités journalières en cas de maladie, la durée du maintien du paiement du salaire est basée sur les barèmes existants et s'arrêtent en cas de dépassement. 

     

    Que se passe-t-il si le salarié est mis en quarantaine ?

    Si le salarié est mis en quarantaine en raison d'une maladie et dispose d'un certifcat médical, il sera indemnisé comme un arrêt maladie classique et la durée de son indemnisation dépendra à la fois de son ancienneté et d'une éventuelle assurance collective d'indemnités journalières conclue par son employeur. 

    Si le salarié ne présente pas de symptôme mais rentre par exemple d'une zone à risque, l'employeur peut prendre une mesure d'auto-quarantaine. L'employeur peut alors ordonner le télétravail ou le travail à domicile. Dans ce cas, le salaire est en principe maintenu. Si le télétravail ou le travail à domicile ne peut avoir lieu, la charge du salaire de l'auto-quarantaine ne peut pas être supportée par l'assurance collective d'indemnités journalières. L'employeur sera tenu de maintenir le salaire du travailleur intégralement. 

    Si votre enfant est en quarantaine ou si l'école de votre enfant est fermé, quels sont vos droits?

     

    Si l'enfant est placé en quarantaine car il a contracté le coronavirus, le frontalier peut s'occuper de son enfant. En principe, le salarié a droit à 3 jours de maladie annuel pour enfant malade. Les jours de maladie de l'enfant sont décomptés sur les jours maladie du salarié et indemnisés comme tels. En cas de circonstances exceptionnelles, il peut être possible, si aucune autre solution n'est envisageable, de prolonger ces 3 jours. A noter que le salarié en suisse dispose d’un « quota » de jours maladie rémunérés. Si un salarié a épuisé ses droits, il ne devrait pas être indemnisé (hors assurance perte de gain conclue par l’employeur).

    Le même principe devrait s'appliquer en cas de fermeture des écoles par décisions des autorités publiques. Il ne nous a pas été précisé si ce dispositif s'applique également de plein droit aux frontaliers. En cas de fermeture d'une école, le salaire devrait être maintenu au salarié devant s'occuper de son enfant pendant une durée limitée qui dépend de son ancienneté. 

    Le Conseil fédéral précise que les cantons doivent garantir des offres d'accueil pour les parents qui n'ont pas de solution de garde privée. Dans la situation actuelle, les salariées frontaliers pourraient éventuellement bénéficier de cette possibilité de garde s'ils n'en n'ont pas d'autres. Il faut savoir que les cantons peuvent adapter cette mesure et prévoir des limitations. Nous attendons de plus amples informations à ce sujet.  Dans le canton de Bâle-Ville, seuls les enfants dont les parents travaillent dans des branches actuellement indispensables peuvent être pris en charge dans ces structures externes (actuellement). 

    Si l'école de l'enfant est fermée, il nous a été précisé qu'aucune indemnisation pour réduction de l'horaire de travail ne peut être réclamée actuellement si les parents doivent s'occuper de leurs enfants à domicile en raison de circonstances exceptionnelles. 

     

    Puis-je faire du télétravail?

     

    Il est tout à fait possible de faire du télétravail. Il est même envisageable que votre employeur vous l'ordonne. Il faudra néanmoins conclure un accord préalable. Il faut la mise en place du télétravail respecte la loi et les conventions collectives et contrats-types de travail applicables.

    Si le télétravail est effectué à domicile, il faudra également se conformer à la loi sur le travail à domicile (LTrD). Les dispositions à respecter sont disponibles directement sur le portail du Gouvernement suisse.  

    L'accord sur le télétravail doit être écrit et doit notamment comprendre les conditions de travail à domicile, le matériel mis à disposition de l'employé par l'employeur, le salaire, le temps alloué, les modalités de décompte du temps de travail, le remboursement des frais engagées éventuels par le salarié pour le télétravail (en accord avec l'employeur). 

     

    Qu'en est-il du chômage partiel ?

    Certaines entreprises peuvent recourir à une réduction de l'horaire de travail. Cette réduction est accessible en priorité aux entreprises qui, en raison de la nature de leurs activités ne sont pas en mesure d'organiser du télétravail. Il en va de même pour les entreprises dont les matières premières et carburants manquent en raison d'interdictions d'importation ou d'exportation ; pour les employés qui ne peuvent pas respecter leur horaires de travail en raison des restrictions de transport ; les entreprises qui ont des difficultés de livraison de matières premières et de fournitures ; pour les réductions du temps de travail imposé par les autorités. 

    L'indemnisation du travailleur dépend de son contrat de travail : en cas de réduction de l’horaire de travail, le travailleur reçoit une indemnité couvrant 80 % de la perte de salaire qui en résulte. Cette indemnité ne peut être versée sur une période de plus de 12 à 18 mois. 

    Ce dispositif de réduction de l'horaire de travail n'est pas ouverte aux travailleurs intérimaires actuellement. 

  • COVI-19: Les contrôles filtrants aux douanes ont débuté

    Les contrôles filtrants aux douanes ont débuté

    Ce mardi matin, pour entrer en Suisse, il fallait montrer son permis de séjour ou son permis de travail.

    20

    A 8h15 ce mardi, la route des Hospitaliers, dans la commune de Bardonnex, est quasiment vide, alors que d'ordinaire un flux ininterrompu de véhicules aux plaques 74 y circule. Là, ils sont retenus à la douane de Croix-de-Rozon, qu'ils ne franchissent qu'au compte-gouttes. Quatre policiers contrôlent chaque entrée en Suisse: automobiles, motos, vélos, piétons, il s'agit de montrer un passeport suisse, un titre de séjour ou un permis de travail pour franchir la douane. Côté français, les files de voitures à l'arrêt remontent sur plusieurs centaines de mètres.

    L'ambiance est au calme et à la courtoisie. Les frontaliers ont presque tous préparé les documents nécessaires à l'avance. Les agents font leur travail avec chaleur. «Merci. Bonne journée. Courage», disent-ils aux uns et autres. Ils délivrent des explications, aussi. Un homme vient les voir. Il habite sur Suisse, sa mère réside sur France. Pourra-t-il continuer à la visiter? Pour le moment, aucun problème. D'ailleurs, il n'y a aucun contrôle à l'entrée en France. Ils doivent débuter à midi et personne ne sait exactement comment les mesures hexagonales seront appliquées.

    Le petit passage frontière de Landecy est fermé par une barrière. Une femme à vélo arrive. Elle pourrait la contourner à pied mais elle renonce et rebrousse chemin. A la douane de Perly, quatre policiers sont également déployés, comme à la Croix-de-Rozon. Seule différence: là-bas, ils portent des masques pour se protéger. «On contrôle aussi les vélos?», demande une agente à un collègue. «Oui», on contrôle les cyclistes. Une quinzaine de gardes-frontières, lourdement équipés, montent dans deux fourgonnettes. En lutte contre un virus.

     

    Source: 20minutes.ch

     

  • COVI-19: Quelles conséquences pour les frontaliers?

    e Gouvernement suisse a placé toute la Suisse en état d'urgence en raison du coronavirus. Comme en France, seuls les commerces de première nécessité pourront rester ouverts a t-il été annoncé à 17 heures ce lundi 16 mars. La mesure court au moins jusqu'au 19 avril.

    Dès minuit ce lundi, la frontière franco-suisse sera soumise à des contrôles, comme les frontières avec l'Autriche et l'Allemagne. La frontière suisso-italienne était déjà dans ce cas de figure. "Depuis ces quatre pays, l'entrée sur le territoire helvétique n'est plus possible que pour les citoyens suisses, les personnes ayant un permis de séjour en Suisse ainsi que pour les personnes qui doivent voyager en Suisse pour des raisons professionnelles", indiquent les autorités fédérales.  

    Les travailleurs frontaliers pourront continuer à la traverser. Le transit et le transport de marchandises resteront aussi autorisés.

    Les douanes secondaires sont fermées à toutes les frontières (liste ici : https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/60672.pdf , de manière à canaliser le trafic sur les douanes principales.

    Jusqu'à 8000 militaires au service du système de santé, de la logistique et de la sécurité.

    Ces mesures mettent fin à un dispositif plus léger jusque ici dans le pays, sauf en quelques cantons comme le Tessin. 

    Comme en France, tout va fermer

    En venant d’Annemasse, qui avait ses allures du dimanche, Genève était encore étrangement animée ce lundi matin.

    Du monde aux arrêts de bus, dans la rue, ou encore à quelques terrasses de café, même si bien moins qu’un jour ordinaire. Ce sera terminé ce lundi à 18 heures.

    Comme en France, tout va fermer : commerces, restaurants, lieux de loisirs, activités sportives, soins à la personne (coiffeur, barbier etc), y compris à domicile… Seuls les commerces alimentaires vont rester ouverts. Sont aussi interdits les rassemblements de plus de cinq personnes à l'intérieur comme à l'extérieur.

    Les réunions professionnelles restent admises si les recommandations de l'Office fédéral de la santé publique concernant les distances sociales et l'hygiène peuvent être respectées. « Les entreprises sont aussi invitées à limiter leurs activités au minimum indispensable », fait savoir l’Etat de Genève.

    Lire la suite

  • Coronavirus: avis aux frontaliers

    89914052 3116592155031950 844035599936520192 o

    Voir le fichier ci-dessus

  • Coronavirus : pas de fermeture de frontière entre la Suisse et la France pour l’instant

    Aucune fermeture de poste-frontière avec la France n’est pour l’heure envisagée, indique l’Administration fédérale des douanes suisses. « Ce qui ne veut pas dire que ça ne peut pas arriver », précise le service.

    Topelement

    La rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre, ce jeudi 12 mars, dans les entreprises de la bande frontalière avec le Haut-Doubs : les autorités helvètes pourraient fermer certains postes-frontières avec la France pour endiguer la propagation du coronavirus. Comme elles l’ont fait avec l’Italie. L’Administration fédérale des douanes suisses dément.

    « Nous n’avons eu aucune information en ce sens », indique-t-on d’emblée à la centrale de renseignement. Aucune fermeture de poste-frontière n’est pour l’heure envisagée. « Ce qui ne veut pas dire que ça ne peut pas arriver », précise le service des douanes suisses.

    Une telle mesure a déjà été mise en œuvre par les autorités helvètes, ce mercredi 11 mars, du côté de la frontière avec l’Italie. « Neuf postes-frontières secondaires ont été fermés », explique le directeur de l’administration fédérale des douanes, interrogé par l’agence télégraphique suisse. Objectif : canaliser le trafic frontalier vers les grands passages frontières. « Le but n’est pas de bloquer le passage, mais de mieux surveiller les allers et venues », poursuit M. Bock. « La frontière avec l’Italie reste ouverte pour les quelque 70 000 travailleurs frontaliers. »

    L’ensemble du personnel soignant réquisitionné jusqu’à fin avril à l’hôpital de Lausanne

     

    « Pour l’instant, la propagation du coronavirus semble partiellement maîtrisée dans les entreprises », estime un employé d’une société horlogère dans le canton de Neuchâtel. Des mesures drastiques ont été prises pour préserver la santé du personnel. Il détaille : « Prise de la température des employés avant la prise de poste, service individuel dans les cantines, pauses tournantes pour éviter une concentration trop importante de salariés à un même endroit, ou encore déplacement des machines pour respecter les distances de sécurité prescrites par l’Organisation mondiale de la santé… » Des dispositions essentielles alors que la Suisse est la troisième nation européenne la plus touchée par rapport au nombre d’habitants, avec 613 cas confirmés et quatre décès. Signe de l’inquiétude qui règne, la direction du centre hospitalier universitaire de Lausanne a annulé les congés de l’ensemble du personnel soignant jusqu’à fin avril.

    Source: estrepublicain.fr